ARCHITECTURE MODERNE - Arc Street Journal

ARCHITECTURE MODERNE

by usti January 16 2006, 18:54 ART & EXHIBITIONS

 

L’architecture moderne depuis 1900

William j. r. curtis

                        DERNIERE LECTURE d' usti

 

[nature et machine : mies van der rohe, wright et le corbusier dans les années 1930 ]

Dans cet ouvrage, j r Curtis fait une étude de l’évolution de l’architecture moderne au cour du 20émé  siècle , avec une analyse qui se veut critique, sur des points comme l’esthétique  l’expression des bâtiments, l’idée architecturale, et un point de vue social, replaçant faits et arguments dans d’intéressantes perspectives critiques. Un découpage en 4 parties retrace, les courants fondateurs de l’architecture moderne, la période de l’entre deux guerres, la transformation et diffusion après 1940 et la continuité et changement à la fin du XX e siècle ; le tout découpé en 35 chapitres. Il propose une étude générale de l'évolution de l'architecture moderne en même temps qu'une analyse et une interprétation approfondies de bâtiments particuliers. L'architecture contemporaine y est resituée dans son contexte historique et culturel sans céder au discours en vogue et relie l'architecture moderne à diverses traditions architecturales et montre comment des principes éprouvés peuvent encore évoluer. Tout ceci illustré par des photos, plans et coupes, qui servent aujourd’hui de documents référence.    Ce travail a été récompensé par différents prix, comme le « prix du livre de l’architecture de l’americain institute of architects (1997) » ou encore par la « médaille alice davis hitchcock (1984).Et a valu à son auteur de remarquables critiques, dont celle de james Ackerman, professeur de l’art à Harvard university , je cite : «  l’architecture moderne depuis 1900 [ … ] pourrait bien être la meilleure étude jamais consacrée à une période de l’histoire de l’architecture depuis les grandes heures de nikolaus Pevsner et sigfried Giedion. »

 

William j. r. curtis ( né en 1948 ) est historien, critique, écrivain, et professeur d’histoire de l’architecture dans  de nombreuses universités aux états unis, Europe, Asie et Australie. Il a étudié au courtland institute of art et à Harvard University avant d’enseigner l’histoire de l’architecture.

Il a également au cours de sa carrière participé très activement à différents débats critiques dans de nombreux pays, afin d’ouvrir aussi le champ d’investigation dans l’histoire de l’architecture, et ses écris ont étés abondamment traduits, sans parler des nombreux prix et la reconnaissance de la part de ses confrères.

 

 

nature et machine : mies van der rohe, wright et le corbusier dans les années 1930

L’architecture moderne est née dans un contexte de forte mutation sociale et technique.

Dans les Années 20 période de synthèse,  de « temps héroïques », on a eus a faire à des architectes qui ont conçus des bâtiments d’une telle puissance novatrice qu’ils on remis en cause bien nombre de théories architecturales. Fallait il alors redéfinir l’architecture ? Voila une question qu’il a fallu se poser en vues de nouvelles trouvailles. Plusieurs idéaux et définitions sur ce qu’est l’architecture moderne se sont fait face ou se sont affrontés  à cette époque.

Ces nouveaux principes furent enrichis pas une remise en question concernant les modes d’organisation, le climat,  la tradition, l’environnant, etc.…

On va parler de  plan libre, des horizontales en suspension, de mur plan abstrait, des pilotis, de squelette de béton, d’ossatures en acier qui font référence aux avancés technologiques à un certain machinisme architectural.

Les œuvres de Wright, le Corbusier et mies montrent différents niveaux d’innovation de cette époque de l’entre deux guerres par exemple, et notamment la cœxistence nature machine. L’analyse de certaines de leurs réalisations montre en quoi ils ont tant compté dans ce mouvement de l’architecture moderne.

 

MIES

Luxueuse conception machiniste et noblesse d’esprit classique, exemple de la maison Tugendhat. Un hymne à l’industrialisation, sans parler des phénomènes de l’ère moderne, comme manière de sublimer l’espace, mettre en valeur les matériaux, et maîtrise des proportions.

Chaque projet permettait ainsi de formuler de nouveaux termes d’un langage avec l’intention de renouer avec la nature et le cadre dans lequel s’installe le projet par exemple.

« Réunir la nature, l’homme et l’architecture dans une unité plus élevée »

 

WRIGHT

C’est aussi un architecte qui s’intéresse au rapport de l’architecture et la nature.

Au mouvement moderne international Wright oppose son idéal organique avec fonction idée et l’inspiration de la forme organique et naturelle pour l’architecture.

Il joue avec des plateaux en béton en porte à faux et des nouvelles technologies en matière de réalisation  et technique architecturale ; exemple de  la Fallingwater house. Avec le centre administratif johnson wax, il aborde le thème de superstructure, comme une sorte de machine collective qui amenait aussi une vision sociale de l’architecture.  Avec une analogie toujours à la nature, précisément l’arche avec son tronc central, racines profondes et branches déployés. Mise en forme grâce à une compétence certaine en techniques pour l’architecture, compétence en ingénierie pour que son sens de la structure puisse prendre corps.

Tour de laboratoires, encore un exemple qui fait référence à cela.Avec la jacobs fisrt résidence c’est d’avantage l’idée d’un modèle répétitif, étant  adoptes par des constructeurs et proposes dans des catalogues. Copiés très souvent. Une référence à l’industrialisation, avec cet effet de reprise, de copie pour un grand nombre.

Un langage vernaculaire de la banlieue en train de naître, avec toujours ce rapport à la nature au cadre au sol et sa matérialité.

 

LE CORBUSIER

Il pensait être une sorte de messie dont le destin était de concevoir les formes de la nouvelle civilisation de l’age de la machine.

On parlera de la cite radieuse : cite pour une renaissance moderne, mais aussi la villa Savoye devenant un modèle fondateur avec l’illustration de 5 points qui caractérisent l’architecture moderne de le Corbusier et qui seront adoptes par les autres architectes plus tard. Une machine à habiter ou chaque « pièce » ou élément fonctionnel était clairement identifié et défini par sa fonction.

La prise en compte du climat mais aussi du cadre, de la nature est aussi un point commun entre le Corbusier et  Wright ou mies aussi.

Puis  un changement d’attitude l’amena à des modification d’ordre visuel matériel et formel ou la machine allait prendre une place moins importante le cote vernaculaire de l’architecture allait prédominer.

Finalement il révélait un souci d’adapter le modernisme avec son machinisme certain aux spécificités régionales et climatiques, donc une sorte de dialectique entre nature et machine.

On citera la maison à la celle st Cloud par exemple ou encore  la maison de Mandrot . Egalement le traitement des intérieurs avec un rapprochement d’objets artisanaux et industriels, tout cela bien entendu pour enrichir cette architecture.

Le Corbusier aimait aussi  inventer une forme ou motif et l’adapter afin de lui donner des significations différentes suivant les projets.

Avec le pavillon suisse ou même la cite radieuse, il développe des superstructures nouvelles, massives empreintes dune technicité du point de vue construction importante et regroupant aussi la qualités d’espaces qu’il avait déjà travaille avec des projets plus petit, comme une sorte d’adaptation d’espaces de petite échelle de module que l’on vient répéter dans cette nouvelle superstructure.

En outre les techniques modernes permettant aussi de libérer le sol de toute empreinte et de laisser libre à la circulation. Donc là un rapport au sol différent, nouveau.

« Réunir l’homme la nature et la machine de manière harmonieuse »

Une mécanisation ambivalente qui apportait du bon comme du mauvais, moyen d’arriver à un ordre nouveau, utopie, quelle utopie ?

 

Les thèmes abordés et les question posées spécialement par les trois architectes étudiés sont très parlants et encore plus aujourd’hui. On ne peut pas et sans doute, on ne doit pas imaginer et concevoir  l’espace sans penser au cadre dans lequel on l’introduit et grâce à quelle technicité relative à l’instant T dans lequel on se trouve. La question qui en ressort à mon sens, et surtout de savoir comment concilier tout cela afin d’aboutir a une « architecture saine »

 

Est ce que finalement toutes ces question abordes au début du 20 e siècle ne sont pas d’actualité ! Comment se lancer dans une perspective de développement durable, en tenant justement compte des techniques de l’avancé technologique sans oublier la nature, le cadre qui prend de nos jours et à juste titre, une importance considérable, et n’oubliant pas la place de l’homme dans cette architecture, quelle conjoncture adopter ?

 

Comme le souhaitaient le corbusier ou whright pour ne parler que d’eux, la nature a un rôle de tampon, régulatrice, mais les clivages de la société européenne et mondiale même, sont trop profond pour que l’on espère les régler grâce a l’architecture ! Alors comment faire, quels schémas adopter ? C’est finalement des questions récurrentes, homme, architecture, environnement, politique, comment ces acteurs finalement doivent jouer entre eux, afin de trouver un équilibre ?

 

La qualité de cet ouvrage est sans doute due au recul, pris par l’auteur qui n’a pas surfez sur l’effet de mode de l’époque, car ces architectes cités  à l’époque n’ont pas toujours eus de bonnes critiques pour certains même, des projets qui sont maintenant référence, étaient à l’époque incompris .

Le fait également de partir d’une analyse concrète d’un bâtiment donne un poids à l’argumentation de l’auteur et permet de mieux comprendre son intention.

 

USTI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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